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On comprend maintenant le mouvement des personnages à genoux qui se redressent : ils veulent voir, ils veulent être sauvés, ils ne veulent pas qu'on les oublient. Les quelques naufragés encore en vie vont-ils être rapatriés ? L'homme peint en ombre chinoise vient d'entendre ce qui se passe, n'y croit pas encore. Ce serait un heureux dénouement après des jours d'horreurs. à gauche, on voit se profiler une vague qui se forme, presque déjà sur le point de déferler. L'image est un peu sombre : Géricault a utilisé du bitume pour les noirs, technique en vogue à l'époque, mais qui a tendance à s'assombrir avec le temps - l'intention de l'artiste était donc de faire une image un peu plus claire que celle-ci.

L'eau monte progressivement jusqu'à la taille, les réserves diminuent dangereusement.

Pour que les forts aient une chance de survivre, on décide de jeter les blessés et les plus faibles par dessus bord, on jette également à la mer toutes les armes sauf un sabre, pour éviter tout problème ultérieur. Après treize jours de dérive, une voile apparaît à l'horizon, c'est l'qui contient 90 mille francs propriété du Roi !

On construit un radeau de fortune qu'on surnommera la "machine", avec les planches et les mâts de la Méduse.

Sur le radeau de 20 x 7 mètres s'entassent 152 hommes, essentiellement des soldats, des marins, des ouvriers.

Ils sont en piteux état, entassés sur quelques planches de bois qui forment leur radeau.

Certains sont agonisant, voire morts : on remarque en premier les chairs blanchâtres du corps nu à gauche et de celui de droite, la tête sous l'eau, sa chemise faisant office de suaire. On découvre des visages qui expriment des émotions variées face à cette épreuve, face à la perspective de la mort : . Il se répand comme une traînée de poudre, on peut lire sur le tableau la propagation de l'information dans le sens inverse du regard précédent : les 3 marins en haut à droite ont déjà vu le navire, ont compris, et agissent pour se signaler.

C’est, enfin, la délivrance pour les quinze survivants.

Sur 396 personnes montées à bord de la devint un scandale dont se saisissent les opposants au régime.

Avec moins d'1m² par personne, ils doivent se tenir debout serrés les uns contre les autres.

On tente d'abord de remorquer le radeau avec les chaloupes, mais l'ensemble est trop lourd et dérive.

Le "plancher" du radeau étant composé de divers morceaux de bois dont certains sont ronds, des passagers pendant la nuit glissent entre les pièces de bois et ont les jambes brisées, d'autres passent par-dessus bord. On ouvre une barrique de vins, les naufragés s'enivrent et une bataille générale se déclenche.